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Vin d'honneur ou mariage à domicile : faut-il une licence pour servir de l'alcool ?

Mis à jour le 25 octobre 20263 min de lecture

Une réception privée chez soi n'entre pas dans le régime des débits tant qu'aucune vente n'a lieu. La licence est liée à la vente d'alcool, et non au fait de servir des invités. Dès qu'une vente s'ajoute, qu'elle soit faite par vous, par un traiteur ou par la salle, la réponse change.

L'essentiel

  • Sans vente : les licences visent la vente d'alcool, pas les boissons offertes à des invités chez soi.
  • Avec vente : celui qui vend de l'alcool doit détenir une licence, sur place ou à emporter.
  • Fête publique : l'autorisation temporaire de la mairie vise les fêtes publiques, pas une réception privée.
  • Traiteur : s'il vend l'alcool, il lui faut sa propre licence ; s'il sert seulement vos bouteilles, faites préciser le cas par la mairie.
  • Attention : un bar payant tenu pendant la réception est une vente, quel que soit son nom.

Ce que dit la loi sur la vente

Le service public pose le principe : tout établissement qui vend de l'alcool à consommer sur place ou à emporter doit posséder une licence. La licence suit donc la vente. La déclaration en mairie de l'article L. 3332-3 concerne la personne qui veut ouvrir un débit et y vendre de l'alcool. Le texte ne parle pas d'un repas chez des particuliers.

Offrir sans vendre : le cas le plus simple

Dans une réception privée où les boissons sont offertes et non vendues, les règles sur la licence et la déclaration ne paraissent pas s'appliquer, faute de vente et de débit. Ce n'est pas une garantie : une préfecture peut voir la situation autrement. Évitez les encaissements, même sous forme de participation aux boissons, car ils peuvent faire apparaître une vente. Gardez les factures d'achat.

Quand la réception devient une vente

Un bar installé pour la soirée, où les invités paient leurs verres, vend de l'alcool. Il faut alors une licence adaptée au lieu, et la personne qui vend doit être celle qui la détient. Le guide licence ou permis explique la différence entre la licence, qui autorise la vente, et le permis, qui forme l'exploitant.

Le traiteur, la salle et les fêtes publiques

Si un traiteur vend l'alcool, il lui faut sa propre licence, et il garde ses obligations d'hygiène. S'il sert seulement vos bouteilles, faites préciser le cas par la mairie. Une fête publique, elle, peut obtenir une autorisation temporaire de la mairie. Pour les associations, le texte prévoit cinq autorisations par an au plus, et seulement pour des boissons des groupes 1 et 3 (article L. 3334-2). Ce régime parle de fêtes et de manifestations publiques, pas de réceptions privées.

Les articles de loi utiles

La règle de la vente et la dérogation des fêtes publiques reposent sur les textes suivants.

Questions fréquentes

Faut-il déclarer une réception à la mairie ?

La déclaration de l'article L. 3332-3 concerne l'ouverture d'un débit qui vend de l'alcool. Une réception privée sans vente n'en est pas un. En cas de doute, la mairie répond par écrit.

Peut-on faire payer les boissons à ses invités ?

Une vente existe alors, et il faut une licence. Le plus simple est de confier la vente à un professionnel qui détient déjà la sienne, et de le vérifier par écrit.

Une association peut-elle tenir une buvette lors d'une manifestation publique ?

Oui, avec l'autorisation du maire : cinq autorisations par an au plus pour chaque association, et seulement pour des boissons des groupes 1 et 3.

Le permis d'exploitation est-il demandé ?

Il suit l'ouverture d'un débit à consommer sur place ou d'un restaurant avec licence. Une réception privée sans débit n'entre pas dans ce cas. Le permis sur trois jours est le parcours standard pour les exploitants.

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